Événement récent et déroulé des faits

La semaine dernière, après avoir garé son véhicule dans le parking souterrain de l’immeuble situé rue de la Gare, un père de famille morgien est remonté par les escaliers. À l’arrivée au rez‑de‑chaussée, il est tombé nez à nez avec un groupe de quatre à cinq jeunes qui n’avaient pas d’activité apparente dans le quartier. Le groupe s’en est pris violemment à lui, le frappant de toutes parts et le laissant inconscient. L’homme ne s’est réveillé que plusieurs minutes plus tard, présentant un traumatisme crânien, les lèvres éclatées, le nez fracturé et plusieurs côtes fêlées. Ses agresseurs avaient disparu.

Souffrant d’amnésie partielle, il ignore ce qui a déclenché ce passage à tabac. Selon des sources policières, ce type d’incident ne serait pas rare dans le secteur. Des habitants et des commerçants évoquent au moins deux agressions similaires survenues ces derniers mois.

Témoignages et contexte local

Des voisins ont également filmé des scènes de deal dans la cour intérieure de l’immeuble. La femme de la victime déplore que le sentiment d insécurité était déjà présent, lié à des incivilités récurrentes. Elle affirme que l’agression a constitué un tournant et indique que la famille en a assez d’avoir peur jusque dans les ascenseurs; elle envisage une pétition face à l’inaction des autorités.

Réactions des autorités et contexte régional

Les auteurs restent introuvables selon les premiers éléments. La municipalité refuse de se prononcer sur ces nouvelles affaires et renvoie vers la police de Morges. De son côté, la police n’a pas répondu à plusieurs questions; elle précise que les recherches n’ont pas permis d’identifier les auteurs de l’agression et rappelle avoir connu des problèmes similaires avec une autre bande de jeunes il y a environ deux ans, sans qu’elle existe désormais. Le major David Stauffer, commandant de la Police région Morges, précise qu’une présence policière visible et quotidienne est assurée autour de la gare et dans ses environs, et que ce secteur demeure une zone clé pour les opérations de sécurité.

Ce récit renvoie à des faits similaires relevés en 2023, lorsque une bande de délinquants avait passé à tabac un quinquagénaire et agressé des policiers dans le même quartier. À l’époque, la Commune privilégiait davantage des actions de prévention que des mesures répressives pour endiguer les incidents.

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