Eurovision 2026 : le vote sur la participation d’Israël reporté et discuté par l’UER
L’Union européenne de radio-télévision, connue sous l’acronyme UER, a annoncé lundi le report du vote initialement prévu début novembre sur la participation d’Israël au prochain Eurovision, justifiant ce décalage par les récents développements au Moyen-Orient.
Un calendrier révisé et une Assemblée générale ordinaire
Selon le communiqué transmis à l’AFP, le Conseil a décidé d’inscrire cette question à l’ordre du jour de son Assemblée générale ordinaire d’hiver, qui se tiendra en décembre, plutôt qu’en organiser une session extraordinaire envisagée en septembre après les appels au boycott liés à une éventuelle participation d’Israël en 2026.
Ce report vise à permettre au Conseil exécutif de l’UER d’organiser une discussion ouverte et en personne sur la participation au Concours Eurovision de la chanson 2026, qui se déroulera en Autriche, à Vienne.
Réactions et positions des États européens
Ces derniers mois, la participation d’Israël avait suscité des divisions parmi les pays européens. L’Espagne, l’Irlande, la Slovénie, l’Islande et les Pays-Bas avaient annoncé qu’ils n’enverraient pas de représentant à Vienne en mai si Israël était autorisé à concourir. D’autres pays, comme la Belgique, la Suède et la Finlande, avaient évoqué la possibilité d’un boycott.
Contexte et motifs évoqués
L’association de diffusion publique néerlandaise Avrotros avait justifié sa décision par des accusations de sérieuses violations de la liberté de la presse, selon elle commises par Israël à Gaza, et par des allégations d’interférences lors de la dernière édition, perçues comme une instrumentalisation politique de l’événement.
Parallèles et réactions publiques
Yuval Raphael, chanteuse israélienne et survivante de l’attaque du 7 octobre, avait terminé deuxième au concours 2025, portée par le vote du public. L’Autriche a regretté ces appels au boycott et le ministre allemand de la Culture, Wolfram Weimer, s’est opposé à l’exclusion d’Israël, affirmant que cela irait à l’encontre de l’esprit du festival et de l’entente entre les peuples.
