Pression et calendrier autour du plan américain pour l’Ukraine
Donald Trump a exercé une pression marquée pour que l’Ukraine adhère à son projet de règlement du conflit avec la Russie, idéalement dans le délai d’une semaine. Lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale, en présence du futur maire de New York Zohran Mamdani, il a laissé entendre que Kiev devrait accepter ce plan sous peine de voir les combats se poursuivre.
Il a également rappelé une remarque précédente adressée à Volodymyr Zelensky selon laquelle il « n’avait pas les cartes en main », évoquant un échange en février.
Sur Fox News Radio, il a évoqué une échéance et a déclaré que le jeudi 27 novembre, jour de Thanksgiving, pourrait constituer un moment adéquat pour une décision ukrainienne, tout en rappelant avoir connu de nombreuses dates butoirs et en affirmant que les échéances peuvent évoluer lorsque la situation évolue favorablement.
Réactions des partenaires et positionnement international
Le chancelier allemand Friedrich Merz a indiqué s’être mis d’accord sur les « prochaines étapes » lors d’un entretien téléphonique consacré au plan américain pour l’Ukraine et a précisé qu’il informerait les partenaires européens de ces décisions. Il a ajouté que la démarche serait ensuite communiquée à l’Europe.
A Moscou, le président Vladimir Poutine a jugé que ce plan pouvait « servir de base à un règlement pacifique définitif » et s’est dit prêt à discuter de l’ensemble des détails. Il a également averti que, en cas de refus ukrainien, « les événements qui se sont produits à Koupiansk se reproduiraient ailleurs sur le front ».
Réactions du camp ukrainien et contours du plan
Trump a répété que le jeudi 27 novembre pouvait être une échéance « adéquate » pour un feu vert de l’Ukraine au plan américain, tout en rappelant qu’il avait eu de nombreuses dates butoirs et que leur implication dépendait des évolutions.
Du côté de Kiev, la présidence a indiqué que l’Ukraine « travaille à mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible » et a reçu officiellement un « projet de plan » des États‑Unis, estimant qu’il pourrait dynamiser la diplomatie. Zelensky a insisté sur le fait qu’il « respecterait toujours la volonté du président des États‑Unis de mettre fin à l’invasion », tout en affirmant qu’il ne « trahirait pas » l’Ukraine et qu’il proposerait des arguments et alternatives dans les prochains jours.
Contenu et interprétation du plan : des responsables ukrainiens évoquent des concessions potentielles telles que la reconnaissance de certains gains russes et une réduction de la taille des forces ukrainiennes, avec la perspective d’abandon de certaines armes longues portées. Les détails demeurent flous et certains indiquent que l’on ignore encore s’il s’agit d’un plan émanant directement de Donald Trump ou de son entourage.
Réactions européennes et cadre international
Des dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer, ont appelé à une solution qui implique pleinement Kiev et nécessite un soutien et un consensus soutenus par l’Union européenne et l’OTAN. La cheffe de la diplomatieUE, Kaja Kallas, a rappelé que « la paix ne peut pas être la capitulation » et a insisté sur l’implication des Ukrainiens et des Européens.
Le gouvernement allemand a réaffirmé que le front en Ukraine devrait constituer le point de départ d’un accord et que Kiev doit rester capable de se défendre, tandis que la Russie cherche à limiter l’entrée en vigueur des sanctions américaines sur ses exportations pétrolières, dans le cadre du plan présenté par Washington.
La présidence ukrainienne a indiqué que Zelensky échangerait avec le président américain pour examiner les possibilités diplomatiques et les points clés nécessaires à la paix. De son côté, la porte-parole de la Maison‑Blanche a décrit le dernier plan comme « bon » pour l’Ukraine et la Russie, et a indiqué que le président Trump le soutenait.
Le Kremlin a signalé que Vladimir Poutine avait récemment visité un poste de commandement et que l’armée russe avait annoncé la prise de Koupiansk, un bourg ukrainien, dans ce front est, chiffre qui illustre les enjeux du conflit.
Implications et lendemain possibles
Le plan américain a été présenté comme une base potentielle pour des négociations, avec des responsables ukrainiens indiquant que la proposition pourrait être discutée dans les prochains jours. Le camp européen rappelle qu’une paix durable doit être accompagnée de garanties et de la participation active de Kiev et de ses partenaires.
Par ailleurs, des dicussions internationales ont été alimentées par la frappe russe sur Ternopil et par les appels du président turc Erdogan à relancer le processus d’Istanbul en vue d’un cessez‑le‑feu, alors que les efforts diplomatiques s’intensifient autour de la crise en Ukraine.