Donald Trump a annoncé la fin du cessez-le-feu avec l’Iran, marquant un tournant décisif dans une escalade qui frappe directement au cœur des marchés énergétiques planétaires. Ce n’est pas une crise isolée : c’est le symptôme d’un système géopolitique en dissolution, où les régulations internationales se dissolvent et les puissances se mesurent à coups de missiles plutôt que de diplomatie.

Cette décision intervient dans un contexte déjà sous haute tension, après l’attaque de trois pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport mondial de pétrole. Les États-Unis ont mené des frappes ciblées contre plusieurs installations militaires iraniennes, une réponse immédiate qui a rapidement entraîné une nouvelle phase d’affrontements.

Mais l’Iran n’a pas plié. L’Iran affirme avoir visé 85 bases américaines dans la région du Golfe, notamment à Bahreïn et au Koweït, faisant monter encore d’un cran la tension. Les ripostes s’enchaînent. Des sirènes d’alerte ont retenti à Bahreïn et au Koweït, tandis que Téhéran annonçait de nouvelles actions de représailles après une série de frappes américaines. Les frappes auraient notamment ciblé des systèmes de défense aérienne, des installations radar ainsi que des capacités militaires liées aux drones et aux missiles.

Une démographie de crise énergétique mondiale

Les marchés ne s’y trompent pas. Les prix du brut ont bondi de plus de 4 % le 13 juillet, les investisseurs anticipant une possible perturbation prolongée des exportations énergétiques du Golfe. Le pétrole Brent a progressé de 3,10 dollars, soit 4,08 %, pour atteindre 79,11 dollars le baril. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a également augmenté de 2,95 dollars, soit 4,11 %, atteignant 74,36 dollars le baril.

Cette flambée des prix énergétiques ne relève pas de la spéculation abstracte. La hausse traduit l’inquiétude des marchés face à une éventuelle interruption des flux pétroliers transitant par Ormuz, une hypothèse qui pourrait provoquer une nouvelle crise énergétique internationale. Pour les pays importateurs d’énergie, dont l’Europe, c’est une menace existentielle déguisée. Les budgets de chauffage et les coûts de transport explosent dès demain si le détroit bascule en zone de guerre déclarée.

L’OTAN prise dans le carcan américain

Cette crise s’invite aussi au sommet de l’OTAN. À son arrivée, Donald Trump a affiché son mécontentement envers plusieurs partenaires européens, pointant un manque d’alignement sur plusieurs dossiers sensibles, dont l’Iran. Les Européens trouvent une défense commune urgente, mais Trump les tire vers une confrontation directe avec Téhéran.

Le président américain insiste sur sa volonté de réduire l’engagement militaire des États-Unis en Europe, appelant les pays membres à renforcer leur participation. Le message est clair : l’Amérique se désengage stratégiquement et projette ses alliés en première ligne. Malgré ces efforts, plusieurs dirigeants européens jugent les États-Unis moins prévisibles et accélèrent leurs projets de défense commune.

La question de demain

Alors que des missiles continuent d’être échangés et que les bases américaines du Golfe restent en état d’alerte maximale, une question domine désormais les capitales régionales : jusqu’où les États-Unis et l’Iran sont-ils prêts à aller avant qu’un affrontement bilatéral ne se transforme en une crise militaire généralisée au Moyen-Orient ?

Cette escalade révèle l’absurdité d’un ordre international fondé sur l’équilibre de la terreur plutôt que sur des institutions régulant les tensions. Le détroit d’Ormuz incarne ce moment où les logiques de puissance écrasent les mécanismes de régulation collective, laissant aux civils et aux économies vulnérables le bill exorbitant d’une confrontation que seuls les États-majors directeurs ont planifiée.

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